5 notions clés du bonheur à deux.
Peu de temps après notre mariage, un ami proche de ma femme nous a offert le livre Créer un couple durable – 5 notions clés du bonheur à deux. Il m’a aidé à comprendre beaucoup de points dans ma relation de couple. C’est pourquoi j’ai décidé de vous en écrire la chronique.
Anne Sauzède-Lagarde est psychologue clinicienne, sophrologue, thérapeute systémique, psychothérapeute en institutions auprès d’enfants et d’adolescents en grandes difficultés sociales et psychologiques. Elle est membre titulaire du Collège de Gestalt-thérapie de langue française. Elle exerce en tant que psychothérapeute gestaltiste et superviseure auprès de psychothérapeutes et de cadre d’institutions sociales. Elle est formatrice associée de l’Institut Français de Gestalt-Thérapie (IFGT).
Jean-Paul Sauzède est psychothérapeute, animateur de groupes de supervision de coachs et consultant relation humaine en entreprise. Il est formé en Gestalt-Thérapie, à l’analyse transactionnelle, à l’analyse systémique et familiale.Il est titulaire du Certificat Européen de Psychothérapie (CEP), membre titulaire de la Société Française de Gestalt dont il a été président de 2004 à 2008.
Ensemble, ils ont créé l’Ecole du Couple qui propose des animations de groupes de thérapie pour couples et des formations professionnelles à la thérapie de couple.
Voici la première partie de la chronique de leur livre Créer un couple durable – 5 notions clés du bonheur à deux.
Introduction – Si j’avais su
– le meilleur allié du couple, c’est le couple lui-même… quand il prend le temps de comprendre et de savoir –
Grâce à internet et au changement des mœurs, il est aujourd’hui plus facile de faire des rencontres. Cependant il également plus facile de divorcer!
Les séparations et divorces représentent une union sur deux en France! Voyez par vous même les statistiques de l’INSEE : http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?ref_id=bilan-demo&page=donnees-detaillees/bilan-demo/pop_age3b.htm. En 2009, il y a eu 251 478 mariages contre 130 601 divorces. Ce qui signifie que 52% des mariages en 2009 ont fini en divorce. Le pic des divorces se situe entre la 3ème et la 9ème année de mariage (16% des mariages en 2009).
Notre monde a bien évolué :
-
liberté de choisir notre partenaire (ce qui à une époque n’était pas évident),
-
internet nous permet de dépasser les frontières pour faire des rencontres,
-
émergence de la société de consommation : le couple est un consommateur,
-
nous vivons plus longtemps,
-
épanouissement et banalisation de la sexualité,
-
réussir son couple, c’est réussir sa vie. Le célibat est considéré comme un échec!
Ce livre est destiné à ceux qui sont en couple, qui cherchent à le comprendre et à le développer.
Vivre en couple n’est pas une fin en soi, c’est un chemin vivifiant passionnant et souvent chaotique. C’est une rencontre, un projet, un art.
Le couple a besoin de temps pour exister.
Voici le meilleur conseil que l’on puisse donner à un jeune couple : il ne suffit pas de s’aimer!
Partie 1 – Au départ vous et lui/elle : la rencontre de deux personnes
– Un couple sans problème et sans crise existe t’il vraiment? –
Ni Mars, ni Vénus, mais la rencontre de deux personnes
– Une dynamique personnelle, celle de votre couple. –
C’est le 2ème livre que je lis qui n’approuve pas totalement les idées du livre de John Gray Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus. Ce livre nous aide, d’une façon ludique, à mieux comprendre l’autre mais il est trop réducteur. On ne peut pas dire qu’une femme agit de telle ou telle manière parce que c’est une femme. L’homme et la femme ont des différences physiques mais ont les même questions existentielles.
Il existe 3 modèles qui nous influencent au quotidien :
- les modèles culturels : les livres, les médias,…
- les modèles spirituels : nos croyances, notre philosophie, notre religion,…
- les modèles parentaux : la famille.
La relation homme-femme n’évolue pas si on reste attaché à ces modèles. Il faut donc s’en détacher pour être vraiment soi, pour être nous.
Il est nécessaire de ne pas regarder l’autre comme un homme ou comme une femme mais comme une personne.
Nos besoins dans les relations humaines sont paradoxaux : nous avons besoin de l’autre et en même temps nous avons besoin de nous retirer loin de l’autre.
Nous sommes trop exigeants pour notre couple. Nous pensons performances et perfection. Nous nous imposons des normes qui ne sont pas les nôtres mais celle de la société et des médias. Par exemple, les jeunes couples pensent alors qu’il faut tout organiser et passer par des étapes obligatoires (le plan de vie) à atteindre pour s’autoriser à avoir un enfant.
Nous sommes trop dans l’attente d’un résultat et cela nous bloque. Finalement nous sommes “prisonniers de nos objectifs”.
Pour bien vivre, il faut s’accepter soi, accepter l’autre et accepter notre couple comme il est.
Afin d’en finir avec les mythes de la vie de couple, il est important de comprendre qu’être en couple ne signifie pas obligatoirement :
- de s’engager à vie avec l’autre,
- ou de communier ses valeurs : 2 personnes d’un couple peuvent être totalement différents,
- ou d’être parents,
- ou d’être performant sexuellement,
- ou de vivre sous le même toit,
- ou d’être amoureux,
- ou de transmettre.
Anne et Jean-Paul nous proposent une approche systémique de la vie de couple. Cela signifie de ne pas regarder l’un ou l’autre des deux partenaires mais de regarder le couple. Le couple est, selon eux, un organisme vivant qui se meut dans le temps pour s’adapter.
Nos choix de partenaire sont complexes et dépendent de beaucoup de paramètres. Mais peut-on trouver le partenaire idéal?
Voici quelques vérités sur l’âme sœur :
- le bonheur à vie dans un couple est utopique,
- la sécurité absolue n’existe pas,
- les tests de concordances sont faux.
Mais alors, qu’est ce qu’un couple durable ?
Un couple durable , ce sont deux personnes qui ont des objectifs communs. Cette mission commune va leur permettre de se créer et se perdurer.
On a un problème
– Grandir en surmontant les crises. –
Il y a les problèmes et les crises.
Les problèmes se situent dans le temps et la durée. Certains problèmes sont irrémédiables alors que d’autres non.
Les problèmes que l’on aura toute notre vie peuvent être vécus de 3 manières, soit :
- dans l’humour,
- dans l’acceptation,
- ou dans la résignation.
Les problèmes non traités peuvent générer des crises.
Une crise est ponctuelle et bouleverse l’équilibre du couple.
Même si elle est souvent mal vécue, la crise est bienfaitrice car elle permet la croissance du couple. C’est à dire de créer l’histoire du couple et son identité propre.
La plus mauvaise réactions face à une crise est l’évitement (par exemple en se réfugiant dans un activité).
Il ne faut pas confondre le problème et son symptôme. Le symptôme est la conséquence d’un déséquilibre. Il cache le problème.
Il existe 7 conditions nécessaires pour sortir d’une crise :
- vouloir continuer ensemble. Les auteurs nous suggèrent de faire 3 tentatives de rapprochement espacées dans le temps.
- accueillir le changement. Il faut accepter que le couple ne restera pas comme au début de la relation.
- ne pas réduire le partenaire à ses actes. Il faut le respecter et continuer à l’aimer de façon inconditionnelle.
- partager une tranche d’âge commune. Sinon, nous devrons faire face à un inévitable problème générationnel.
- développer une communication de qualité. Prendre soin du Nous. Parler des faits et de nos émotions.
- empêcher le couple parental d’asphyxier le couple conjugal. Les enfants ne doivent pas être une arguments pour éviter les crises et éviter de se séparer. Cette stratégie a trop de conséquences sur les enfants (ils portent alors le poids de la responsabilité de notre union)
- empêcher le couple professionnel d’asphyxier le couple conjugal. L’entreprise commune peut être un argument qui nous empêche de nous séparer.
Le couple devra traverser 5 étapes afin de dépasser une crise :
- le déni,
- la colère,
- la négociation,
- la dépression,
- et enfin, l’acceptation.
Anne et Jean-Paul compare le jeune couple à un cadre avec une toile vide. L’œuvre va se dessiner tout doucement dans le temps puis il y aura des ratures, des bavures. Il faudra alors faire des retouches.
Partie 2 – Au cœur, 5 notions clefs pour comprendre son couple
– Vous l’aimez, mais cela suffit-il? –
J’ai raison, non c’est moi!
– La notion de hiérarchie et de jeux de pouvoir. –
Anne et Jean-Paul ont remarqué que 75% des couples qui ont des problèmes ont des problèmes de hiérarchie.
Il est tout à fait normal que dans toutes relations, l’un des deux cherche à prendre le pouvoir sur l’autre.
En fait, l’un et l’autre essayent de s’influencer en permanence grâce à la communication verbale ou non. Car il faut savoir qu’une personne silencieuse interagit quand même.
Dans les couples durables, un équilibre naturel se crée entre le dominant et le dominé. Et cela sans que cela ne soit toujours le même!
Il y a deux choses à éviter dans le couple :
- l’un des deux prend le pouvoir au sein du couple.
- aucun ne prend le pouvoir. Cette passivité enlève la vie dans le couple.
Dans le premier cas, il peut s’agir d’un couple pervers narcissique. C’est à dire que l’un manipule le couple par l’intermédiaire de l’autre alors que l’autre ne se sent pas de prendre ce rôle. Ce couple contient un dirigeant trop rigide et un subissant trop mou.
Il existe 2 formes de couples :
- les couples à interactions complémentaires : chacun a un rôle distinct,
- les couples à interactions symétriques. Ils ont des intérêts et des rôles communs.
Un couple durable est un couple qui allie ces 2 formes.
Attention, ne pas décider est une forme de pouvoir : “Je décide que c’est toi qui décide!”
Voici quelques domaines dans lesquels les 2 partenaires ont le plus l’habitude d’exercer leur pouvoir :
- la prise de décision dans le quotidien,
- la sexualité,
- les finances, …
Les jeunes couples rêvent de
- relation harmonieuse
- sans conflit
- sans agressivité ni colère, ni jalousie
La première conséquence est la séparation au premier conflit suite aux inévitables désillusions.
Ceux qui nient les conflits ne peuvent pas créer un couple durable.
Une notion importante à comprendre dans la hiérarchie de couple est le jeu des balances.
Dans ce jeu, personne ne veut lâcher le pouvoir. Alors que donner et recevoir permet de maintenir une dynamique du couple.
Une balance déséquilibrée ou trop fixe va engendrer des crises qui sont un signal d’alarme pour réguler le couple.
Un couple durable n’a pas d’organisation fixe des hiérarchie dans le couple. Chacun passe de la position haute à la position basse.
Lorsqu’une hiérarchie est trop bien établie, la violence (physique ou verbale) peut apparaitre dans le couple comme un acte de désespoir pour chambouler cet ordre apparent.
Comment sortir de cette spirale de violence :
- s’engager à en sortir,
- dormir dans des chambres séparées dans un premier temps,
- séparer votre espace de vie,
- supprimer la sexualité,
- ajouter un tiers pour faire la médiation entre vous,
- se donner un cadre précis pour échanger et se protéger des situations où la violence peut réapparaitre.
Comment ne pas être dans une hiérarchie trop fixe?
- chacun doit être souple et fluide dans ses interactions dans le couple,
- lorsque le JE remplace le nous cela doit être un signal d’alarme,
- si l’un impose dans toutes les décisions, cela doit être un signal d’alarme également.
Il existe 3 façons d’exercer son influence sur l’autre dans la relation de couple :
- le jeu des balances,
- influence pour exercer une emprise sur la vie de couple,
- répétition d’une position haute ou basse.
Bien évidemment, cela entraine des rivalités. Et certains peuvent justifier leur pouvoir en faisant alliance avec les enfants ou le travail (et non le conjoint).
La parité est une bonne chose qui permet de partager le pouvoir suivant les domaines de chacun.
Comment bien vivre la hiérarchie?
- ne pas l’éradiquer car cela signifierait qu’il n’y a plus de vie dans le couple,
- accepter le partage des pouvoirs,
- comprendre le fonctionnement dans son couple.
Chez toi, chez moi, chez nous.
– La notion de territoire et de frontière. –
Il faut se donner des frontières afin de pouvoir les franchir et aller à la rencontre de l’autre.
Les frontières doivent être claires et non rigides, afin d’être ouvertes et fermées.
Les couples fusionnels n’ont pas de frontières, ils n’existent que par des frontières communes. Ils n’ont donc pas de vie sociale individuelle.
C’est souvent le cas dans la phase de début d’une rencontre. A la première déception, on ferme les frontières (ex. privation de sexualité) alors que ça devrait être tout le contraire.
Les enfants peuvent participer à l’éclatement de cette bulle.
Les frontières floues effacent l’individualité de chacun.
Définir ses frontières permet de se reconnaitre et de préserver une sécurité de la relation.
Définir ses frontières individuelles, c’est définir son ressenti, se besoins, ses demandes, ce qui m’est nécessaire, acceptable et supportable.
Le couple 1+1=3 va alors pouvoir développer :
- un langage,
- des codes,
- et des rituels .
Ceci va participer à l’élaboration d’une culture et d’une identité individuelle
Anne et Jean-Paul compare la relation d’amour à une respiration. Elle se fait en 3 étapes :
- ouverture intérieure (inspiration),
- fermeture (arrêt de la expiration),
- ouverture extérieure (expiration).
L’ouverture intérieure, c’est la rencontre avec l’autre, la création de liens et le partage d’activités.
La fermeture, c’est la préservation de notre sécurité et de nos appartenances. Cela est nécessaire pour notre identité.
L’ouverture vers l’extérieure, c’est l’ouverture vers les autres, le monde extérieur au couple.
Si la frontière est floue, alors l’autre peut en profiter pour utiliser l’espace de l’autre. L’autre consent et s’aveugle lui même. Cela génère systématiquement des réactions violentes.
Lorsque nos frontières sont violées, nous avons un sentiment de non respect et d’être abusé.
Voici quelques exemple de frontières problématiques :
- la gestion de l’argent,
- l’organisation des vacances ,
- l’espace dans la maison (bureau, salle de bain, etc.…),
- les frontières externes avec la famille d’origine. La famille peut avoir des paroles culpabilisantes ou donner un sentiment d’abandon,
- la frontière interne qui marque l’appartenance. Exemple l’homme a son entreprise et la femme a la famille,
- le viol de frontières réciproques. Exemple : l’infidélité découverte va entrainer une envie de vengeance pour rééquilibrer les balances. Mais cela ne s’arrêtera pas forcément là.
Voici quelques portes de sortie malheureusement empruntées lorsque les frontières sont trop rigides :
- l’alcool,
- l’amant ou la maitresse,
- les jeux (vidéos, internet, d’argent,…)
- les passions dévorantes : un projet, une collection, etc.….
Il est nécessaire de délimiter la frontière entre le couple parental et le couple conjugal. L’enfant peut devenir un prétexte pour se désinvestir de son couple conjugal.
Comment restaurer les frontières par la pause ou le “break”:
- décider indépendance totale de quelques mois à plus,
- se donner des rendez vous pour faire le point,
- déterminer si vous vous autorisez ou pas à faire des rencontres amoureuses et/ou sexuelles,
- loger dans des résidences séparées,
- déterminer comment sera géré l’argent pendant votre séparation,
- décider ensuite de revenir ensemble ou de vous séparer définitivement.
Cette séparation donne la possibilité de redécouvrir l’autre, de le re-séduire, de retrouver une qualité de dialogue, et d’éviter de prendre une décision réactionnelle.
Le couple fissionnel est une autre forme de couple possible. Le problème survient généralement à la venue d’un enfant qui nécessite un espace commun.
La modification de nos frontières peut ne pas être supportable, cela peut provoquer plusieurs émotions chez nous :
- agacement de ne pas se sentir chez soi,
- sentiment d’absence de liberté,
- colère contre l’autre qui est alors perçue comme un intrus qui dérange avec ses question , son organisation différente et ses remarques agaçantes.
Pourquoi ce n’est plus comme avant?
– La notion de distance et de différenciation. –
La croissance du couple se fait en 4 étapes. Elles sont non linéaires car on peut revenir en arrière :
- la dépendance,
- la contre dépendance,
- l’indépendance,
- l’interdépendance.
La dépendance c’est au début de la rencontre, lors de la phase fusionnelle. Cette étape ne dure que 5 à 7 ans pour les moins de 30 ans et 3 ans pour ceux qui reconstituent un couple.
Ensuite, dans la phase de contre dépendance, les deux partenaires expriment leurs besoins et se différencier, voire de s’opposer. Cette étape provoque parfois la séparation. En effet on s’aperçoit à ce moment de la relation que l’autre n’est pas comme on l’avait désiré. C’est un moment de désillusion. On est déçu, nos projets tombent à l’eau. L’autre peut paraitre comme un étranger. Si nous ne passons pas cette réalité, c’est la séparation assurée.
Dans la phase d’indépendance, chacun s’occupe de son développement personnel ou professionnel. Attention à cette étape qui peut transformer le couple en 2 personnes indépendantes, qui ne vivent plus rien ensemble.
L’interdépendance est le fait de pouvoir passer entre l’indépendance et la dépendance. Attention, cette dernière étape n’est pas le but ultime à atteindre pour créer un couple heureux. La croissance du couple est autrement plus complexe.
En effet la croissance du couple n’est pas linéaire car des évènement peuvent venir tout chambouler. C’est donc à chaque couple de trouver la formule qui lui convient.
L’absence de différenciation peut être problématique.
Voici 5 freins à la différenciation :
- le couple n’a pas construit une identité singulière car un tiers est apparu dans leur vie : enfant, entreprise à deux,…
- le couple est captif de son désir de fusion.
- les partenaires ne sont pas sur le même rythme dans leur capacité à se différencier. Dans l’idéal, il faudrait que les décisions de différenciation se fassent à deux.
- la jalousie.
- la place que prennent les enfants. Attention à ne pas prendre les enfants comme un prétexte pour ne plus soi et/ou de son couple.
Un couple qui ne veut pas se différencier aura plus de mal à supporter les changements dans son quotidien comme la maladie, la venue d’un enfant ou la perte d’un emploi.
La solution est :
- d’apprendre à apprécier le présent et le opportunités pour apprendre à vivre autrement le couple,
- développer son intimité,
- consolider son engagement en tant que couple.
La jalousie peut survenir à divers niveaux : professionnel, sportif, séduction, financier,…
Les balances sont alors déséquilibrées. Le jaloux peut vivres des émotions diverses : sentiment d’insécurité lié à la peur de l’abandon, à la comparaison ou à la trahison. Il peut se sentir dévalorisé et dépossédé d’un lien exclusif qu’il avait avec vous.
4 pistes pour vaincre la jalousie chez l’autre :
- chercher et mettre en place les conditions nécessaires afin que l’autre se sente en sécurité dans le couple.
- me demander si j’aime cette emprise que j’ai sur l’autre? Si oui, arrêter de jouer à ce jeu.
- Chercher nos frontières. Discuter des frontières floues qui entretiennent la jalousie.
- Redéfinir clairement ce que nous voulons vivre en commun et séparément. Bien définir les règles.
Les couple trop symétriques ont du mal à se différencier car leurs frontières sont floues. A long terme, cela va générer des problèmes de hiérarchie.
2 personnes qui s’engagent dans une vie de couple, peuvent apaiser ou révéler leurs blessures personnelles. Ces blessures sont des difficultés individuelles que chacun a pu éviter en se mettant en couple. C’est pourquoi les auteurs pensent que la thérapie de couple est plus efficace que la thérapie individuelle. Ce qui rejoint leur idée d’approche systémique.
Etre en couple ne signifie pas tout partager et être d’accord sur tout. Voici quelques pistes pour se différencier :
- amis,
- type de sortie,
- priorité quotidienne,
- appartenance politique,
- appartenance religieuse, …
Au cours de son histoire, des différences vont apparaitre dans le couple. Ils devront donc ensemble trouver la bonne distance entre la différence et la ressemblance.
La différenciation correspond à un besoin d’acceptation.
Même si nos comportements sont influencés par nos parents, nos problèmes de couple ne viennent pas tous de notre enfance. Les auteurs préfèrent travailler sur le présent.
Jean-Paul Sartre disait : “L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu’on a fait de nous.”
S’il ne faut pas rester passif vis à vis du passé, il ne faut pas non plus l’enterrer.
La différenciation c’est aussi une séparation difficile avec les parents mais qui est nécessaire pour le couple développe sa propre personnalité.
Les problèmes familiales ont une répercussion sur notre vie de couple :
- on peut les répéter. Le piège est alors d’accuser la famille de l’autre plutôt que de reconnaitre le poids de sa propre famille.
- on peut tenter de réparer ces problèmes en faisant le contraire de se que faisaient nos parents.
Vous aurez la suite de cette chronique dans deux semaines. Alors abonnez-vous à la newsletter!
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Dites-moi dans les commentaires ce que vous pensez de la vision du couple de Anne et Jean-Paul Sauzède.
Photos de rolands.lakis, Corey Nasfell
16 Commentaires
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Quel tour d’horizon de la vie de couple.
J’ai bien reconnu notre couple à plusieurs endroits et quelque fois avec un petit grincement… Blague à part, cette lecture m’a permis une bonne introspection. J’ai bien hâte au retour de ma conjointe (différentiation oblige, elle est à Prague avec des copines pour le Nouvel An). Nous avons l’habitude de nous procurer un livre sur le couple, lire des bouts ensembles à tour de rôle et échanger, analyser, commenter, bref se dire avec le livre comme support.
Que va-t-il arriver selon vous? Bien sûr, ce seront nos prochaines lectures partagées.
Merci pour ce billet remarquablement bien ciselé.
André
Auteur
Bonjour André,
C’est très sympa cette idée d’échanger sur des passage d’un livre. Je vous conseille vivement celui là. Il donne 5 axes de réflexion pour comprendre son couple et je trouvé cela vraiment enrichissant.
Si tu as des livres à me conseiller, je suis preneur! 🙂
Bonjour,
Un petit sourire en lisant ce résumé du livre …
Un petit sourire en reconnaissant, moi aussi, nos difficultés de couple …
Un petit sourire aussi en regardant nos 49 années de vie commune, avec ses hauts et ses bas, avec les tentatives de comprendre « l’autre », avec notre désir d’évoluer parallèlement !!!! Dieu sait combien de stages de psychothérapie (surtout gestalt), nous avons suivis !!
La vie de couple, ou plutôt, « notre » vie de couple, c’est surtout …
– sortir de nos conditionnements,
– nous trouver des objectifs communs,
– éviter la fusion dans nos relations
– et aussi faire preuve de beaucoup de patience …
Sans oublier c’est très important, l’AMOUR INCONDITIONNEL que nous tentons de cultiver : je t’aime, même quand tu n’es pas « parfait », avec son corrolaire « je te pardonne ».
Enfin, je crois surtout que le mot « magique » de la vie de couple, c’est le mot « COMMUNICATION » !!!!!
En route pour nos noces d’or (dans un peu moins d’un an) !!! et toujours plus heureux de vivre ensemble !!
A bientôt
Jacques
Auteur
Bonjour Jacques,
merci pour tous ces bons conseils.
Par contre, une bonne communication seule n’est pas suffisante pour résoudre les problèmes de couple d’après plusieurs auteurs que j’ai pu lire. Évidemment, une mauvaise communication ne va pas aider non plus! La communication n’est qu’un moyen finalement pour bien s’entendre. Ce n’est pas parce que la communication entre deux êtres est parfaite qu’ils seront heureux ensemble.
Quel vaste sujet !
Moi, j’ai vécu plusieurs couples et je crois que j’ai trouvé la clef du bonheur en couple.
L’expérience m’a permis de ne plus idéaliser le couple, après la lune de miel, la lune de fiel, et la force de l’habitude qui s’installe mais que l’on peut s’amuser à taquiner.
En fait j’ai surtout beaucoup travaillé sur moi-même pour sortir des relations de pouvoir et de dépendances, et m’aimer davantage.
Je crois alors qu’on peut être heureux avec n’importe qui (ou presque) parce que l’on peut accepter et aimer les différences, les défauts, les difficultés de l’autre, au même titre que ses qualités : c’est l’amour inconditionnel.
Mais on ne peut ressentir cet amour pour l’autre que quand soi-même on s’aime inconditionnellement
Auteur
Bonjour Patricia,
je crois également que l’on peut être heureux avec n’importe qui. Il faut seulement que la personne qui est avec nous ait le même désir que nous d’avancer ensemble.
C’est ce que je dis dans mon dernier article, je me rends compte que pour être heureux en couple et rendre l’autre heureux, il faut d’abord être soi même heureux!
Merci d’avoir partagé ton expérience Patricia. 🙂
Hello Michael,
Quel cadeau de mariage! Je pense qu’on devrait offrir ça à tous les nouveaux mariés 🙂
Ce que je retiens de cette chronique c’est l’importance d’accepter que l’autre ne corresponde pas à l’image qu’on se fait de lui et l’importance de ne pas renoncer face à la moindre difficulté…
Marina
Auteur
Oui, la conclusion du livre est d’ailleurs qu’un couple, ça se travaille!
Allô Michael,
Beaucoup d’informations dans cet article qui n’est que la première partie de ton article. Il me faudrait tout un article juste pour commenter cet article.
J’ai noté quelques points surprenants :
Notre monde a bien évolué :
…
– réussir son couple, c’est réussir sa vie. Le célibat est considéré comme un échec!
Je ne suis pas du tout d’accord avec ce point. C’était peut-être comme ça à une autre époque, mais plus maintenant, au contraire. Vaut mieux réussir son célibat que de rater son couple!
– être en couple ne signifie pas obligatoirement de :
…
vivre sous le même toit
être amoureux…
Si on ne vit pas sous le même toit et qu’en même temps on n’est pas amoureux, je ne vois pas alors l’utilité d’utiliser le mot «couple» peut-être pour des fins fiscales, sans plus. Ce sont deux individus tout simplement.
Il y a quand même de nombreuses notions avec lesquelles je suis d’accord.
Allons voir la suite!
Sco!
Auteur
Bonjour Sco,
S’il y a beaucoup d’information dans cet article, c’est que le livre est vraiment très complet. C’est pour cela que je le recommande vivement. 🙂
– réussir son couple, c’est réussir sa vie. Le célibat est considéré comme un échec!
désolé mais moi je ne suis pas d’accord avec toi! 😉
Tous les célibataires, on les regarde d’un oeil bizarre et la question qu’on leur pose c’est « Alors quand est ce que tu trouves quelqu’un? »
– être en couple ne signifie pas obligatoirement de :
vivre sous le même toit
être amoureux…
C’est vrai que cela peut paraitre surprenant, mais les exemples sont dans le livre! 🙂
Il existe des couples qui vivent chacun dans leur maison.
Des couples qui ne sont pas amoureux, ça existe également. J’ai trouvé cette partie du livre très intéressante, car elle permet de nous demander ce qu’est un couple? tout le monde n’a pas la même définition. C’est une question à se poser dans le couple, afin que tous les deux nous soyons d’accord sur cette définition.
Merci pour tes commentaires intéressants Sco
Bonjour Michael,
C’est vraiment particulier… Les commentaires et les réponses à tes articles enrichissent tellement la réflexion. C’erst comme un nouvlel article chaque fois, de nouvelles portes ouvertes sur le sujet : force de l’habitude, relations de pouvoir, dépendance, limites de l’autre, nos propres limites, amour de soi, propension à ce que l’autre corresponde à mes attentes, patience et persévérence, …
Je réalise aussi que tous ces sujets peuvent aussi éclairer nos relations quotidiennes avec notre entourage. Finalement, comme tu le dis si bien, pour être heureux et rendre l’autre heureux, il faut être heureux avec soi-même.
Merci,
André
Auteur
Tous l’intérêt des commentaires est là : partager son opinion.
merci pour le tien! 🙂
Bien compliqué en pratique tout ça mais c’est faisable. Merci pour tous ces conseils. C’est très important de construire une relation vraiment durable, ne serait-ce quand on a des enfants.
Auteur
Bonjour Christine,
les enfants ne doivent pas être le seul argument pour créer une relation durable. Le plus important c’est le couple.
Mais ça peut être une très bonne excuse pour se lancer dans la démarche de re-créer un couple sur de bonnes bases.
c'est bon
Auteur
Merci ! 🙂
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